Le désir (2008)

Je suis portée par un désir. Je pensais ne plus jamais être inspirée, inspirée par quelqu’un. L’inspiration pourtant me déporte de ce quelqu’un pour me tenir plus justement au bord de ce désir qui n’a au fond aucun objet. En effet, là où je vais, il n’y a rien. Mais ce rien se transforme très vite en quelque chose d’inespéré.

Bob Dylan et ce film qu’on a fait sur lui : I’m not there… Je retiens de ce qu’il est ce désir plus fort que tout de ne pas se laisser enfermer dans une image. La liberté est d’abord là, dans ce jeu qu’on peut avoir avec soi-même. Il est artiste en ce qu’il a su inventer sa vie. Est-ce folie ou génie? La frontière parfois oscille entre les deux.

Et si j’écrivais un roman… La transposition se ferait en couleur, en lignes, en signes, en silence.

Plus j’entreprends une transposition, plus la source de l’inspiration devient inaccessible. Il reste le symbole ou la représentation.

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