L’intime (2008)

L’intime. Tout l’enjeu est là. Ces événements du quotidien qui me font réfléchir, qui me font dessiner et peindre concernent mon être au monde. Comment dès lors « je », mon corps, me déjoue-t-il? Comment me fait-il rencontrer l’autre sur mon chemin de manière singulière, en dehors de tout cliché? J’échappe à la représentation. Comment de ce constat, le mettre en image ? Contradiction qui me fait réfléchir et pose problème à la peinture. Comment faire un journal intime, journal de secrets, de pensées inavouables, de désirs refoulés, tout en restant pudique ? Car la pudeur est peut-être la peur que le corps éprouve à se laisser enfermer dans une image qui ne le concerne qu’en partie. Dire l’intime, c’est toujours prendre le risque de ne pas être entendu dans toute sa complexité.

Entrer plus profondément dans la réalité de l’intimité et la complexité du sujet me fait perdre des certitudes. La certitude n’appartient qu’aux ignorants. J’ai peur et l’autre aussi.

Guylaine 17(web)
Dessous féminins (2008), acrylique et médiums mixtes sur toile, 153 x 122 cm. Photo: Richard-Max Tremblay
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