Pour un clair-obscur (2006)

On fait étalage de ses sentiments, de son corps en public. Il n’y a plus de dévoilement, seulement de la monstration. Pourtant la pudeur est la marque de la civilisation.

Nous vivons à la lumière des néons, une lumière blanche, crue, sans nuance

Peut-être faudrait-il revenir au clair-obscur, au silence, à une petite lampe dans le coin de l’appartement qui éclaire d’une manière feutrée le corps nu de l’amant.

Peindre la lumière, avec ses nuances de gris, de bleutée. Peindre des corps dissimulés dans la nuit. Peindre seulement des parties de l’homme, c’est faire vivre ce qu’il y a de plus humain dans l’humanité.

Le travail pousse vers l’extérieur, l’écriture tend vers l’intérieur. Le travail est nécessaire à la survie, l’écriture à la vie. On travaille pour l’argent, on écrit par nécessité. Quand le travail prend toute la place, l’esprit n’est plus, il reste le corps mécanique, celui qui mange, boit, respire, mais qui n’a plus cette touche essentielle à sa démarche, cette touche qui le rend humain. L’animal en l’homme travaille pour ne pas manquer, l’homme sait vivre avec le manque pour le faire parler

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