Le signe de l’infini (2006)

Je peins le signe de l’infini. Cet idéogramme rassemble les traits principaux de la calligraphie chinoise. Le point et le trait vertical sont les traits les plus difficiles à réaliser. Il faut avoir une bonne posture pour que le trait se fasse de lui-même.

Pendant ce temps, la souffrance de ne pas arriver à dire, la souffrance de n’être plus, de n’être que le produit de son travail et rien de plus. Le temps d’écrire et puis ne rien avoir à dire.

Ma peinture est dans un temps d’arrêt et il semble que l’écriture aussi.

Peindre ou écrire à temps plein ou rien du tout, c’est le conseil que le maître Huang donna à la peintre Fabienne Verdier. C’est aussi ce que je devrais faire, mais il me faut gagner ma vie. Comment ? Je ne sais pas.

La vie passe et je ne la saisie que d’un souffle par instant.

Il faut persévérer et rien attendre de plus.

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Une réflexion sur “Le signe de l’infini (2006)

  1. Suzanne Paradis

    Je laisse l’oeuvre mûrir de toutes sortes de façon. Ranger, attendre, vivre, travailler et parfois peindre. Je m’en fais aussi quand je ne peins pas assez souvent. Merci pour ce beau texte honnête.

    Aimé par 1 personne

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