L’autre comme altérité intime (2005)

« La question de l’homme se pose en ce point d’émergence de la parole, là où, en son corps, le besoin de l’autre se convertit en désir de l’Autre. »

Denis Vasse, Le temps du désir, p.19.

Il y a eu une mort, celle de son chien Cthulhu. Son chien est son plus fidèle compagnon de route. Il traverse d’ailleurs tout son journal.

Seul, il est la plupart du temps. L’autre est difficile à rencontrer quand il se présente comme libre et en ce sens comme une altérité que je ne peux récupérer dans le moi. Laisser l’autre libre, c’est ne pas le réduire à un objet de consommation. Je le laisse libre de moi. Je suis avec l’autre quand j’arrive à être avec le manque en moi.

Cette recherche de ce qui dans l’autre nous renvoie à de l’étrangeté, c’est peut-être ce qu’on appelle le désir de l’Autre. Je désire ce qui laisse l’autre libre, j’accepte l’Autre en l’autre. L’Autre est précisément celui qui ne peut se consommer. Il est celui qui fait revenir l’ordre de la pensée dans un monde empreint d’images.

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