Le non-agir (2005)

Dans une sorte de méditation, je continue à ne rien forcer, à pratiquer le non-agir des Orientaux. Le non-agir n’est pas une non-action, mais une action qui suit le cours des événements. C’est agir sans aller à contre-courant.

La couleur renvoie à ce qui est humain dans un tableau. Elle apporte de l’émotion dans la peinture. Et l’émotion n’est pas ce sentiment précipité qui nous prend parfois, c’est plutôt ce qui se joue lentement en soi, mais qui module la perception, qui rend la perception et l’expérience texturées.

Par la couleur, le monochrome est loin d’être vide. Il est plein de quelque chose qui fait sensation. On a envie d’y toucher, d’y plonger, de s’y abîmer, d’entrer à l’intérieur du tableau. Il n’est pas coloré, comme on dit «c’est coloré». La couleur ne vient pas remplir une forme. Elle est toute là, pour elle seule.

La couleur seule porte à la contemplation. Elle participe du non-agir.

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