Noir et blanc (2005)

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Mes prières dansées au pinceau. 2005. Acrylique sur papier mylar, papier. Photo: Guy L’Heureux.

Je suis venue ici écrire ces quelques mots, parce qu’à l’atelier mes gestes semblaient vains. La peinture est un projet inutile.

 

Dans les tableaux de Ryman, le système d’accrochage fait partie intégrante du tableau. Le blanc du tableau se fond avec le blanc du mur. On a l’impression qu’il a voulu que le tableau et le mur forment une seule entité. Il intègre aussi sa signature dans ses peintures. Son nom devient une tache, une ligne, une forme sur la surface blanche.

Les tableaux noirs de Reinhardt, en revanche, se détachent complètement de la surface du mur. Le noir est un trop plein où toutes représentations s’abîment.

 

Le noir et le blanc forment deux points limites par où la peinture a dû passer pour retrouver le geste et la couleur.

Je trace de petits gestes au pinceau sur mes papiers translucides. Puis avec la même couleur et un plus gros pinceau, je les efface en partie. Ils deviennent des silences signifiants. Ce sont des monochromes gestuels.

 

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