Ne déprendre de rien (2005)

Entre l’autre et moi, la coïncidence n’est jamais advenue.

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Je pense à lui, je ne l’appelle pas. J’écris plutôt. Peut-être que je ne lui lirai plus ces textes, peut-être que je les garderai pour moi, maintenant.

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Le fou n’est peut-être que celui qui refuse jusque dans la mort la construction.

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J’ai l’atelier comme mode de vie.

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Jean-Pierre Guay s’amuse comme un personnage, même s’il est réel. Quelle légèreté dans l’agonie !

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Je ne raconte rien ici. J’écris simplement des échappées.

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La cohérence vient de la liberté prise par rapport à ce fil qu’on voudrait tenir par-delà les écarts qu’apporte la vie.

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J’essaie en faisant de la fiction vraie.

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Je recommence à vivre en dehors de mes écrits. L’angoisse s’estompe peu à peu.

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Je ne crois pas aux histoires qu’on me raconte, je ne commencerai pas à en écrire ici.

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J’essaie de voir le fil qui me tient en vie.

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J’ai besoin d’une certaine fiction pour pouvoir toucher le réel.

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La construction, c’est le cadre que je me donne pour respirer.

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Ici, je suis à la fois seule et responsable de l’autre.

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Je suis un trou par où on voit l’origine et la fin en un seul regard.

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Je ne m’appartiens pas.

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Calme, enfin.

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En rester là pour aujourd’hui. Prendre le temps d’arrêter l’écriture. Ne dépendre de rien.

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