Un cadre pour mes secrets (2005)

J’ai commencé à peindre de petits tableaux sur un papier que je peux tenir dans ma main. J’ai fait des petits traits avec un petit pinceau. J’ai retrouvé ainsi le geste de l’écriture dans ma peinture et, du même coup, un cadre avec lequel travailler. Ce cadre est celui du secret.

DSC_9135Je n’écris rien qu’on puisse déchiffrer comme une lettre intime. Mes traits sont illisibles, sans signification. On peut simplement les sentir et s’imaginer un mouvement qui les traverse.

Aujourd’hui, en continuant à peindre mes petits tableaux, l’idée m’est venue de transgresser le cadre. J’ai continué le mouvement, par-delà la limite du papier, en levant mon pinceau. Je n’étais plus seulement dedans, j’étais aussi dehors. Les traits ont quitté le signe pour devenir des traces de quelque chose qui passe et disparaît.

En me donnant un cadre, et non en me le faisant imposer par une loi extérieure, j’apprends la limite et l’au-delà de la limite.

Ici, je ne dépends de personne. Je suis la seule à savoir quand je peux sortir du cadre et quand il y a la nécessité d’y revenir. J’évite à la fois le délire et la prison.

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