La berceuse dont j’ai envie (2005)

J’aurais envie d’écrire une berceuse, là, aujourd’hui. C’est peut-être la neige qui tombe…

Jean-Pierre Guay est encore plus écrivain quand il cesse de vouloir écrire et alors qu’il lui semble que plus rien n’est à écrire. En ces moments, l’écriture devient véritablement une échappée, elle est le chemin qui se trace. On oublie ce qui vient avant et après dans le temps, on vit tout à coup dans l’instant.

Écrire ou peindre, ce n’est pas sérieux, seulement nécessaire.

Naturel, sans construction, simple, au fond toujours une seule et même question : comment aller le plus directement à ce qui est signifiant en évitant les détours de la représentation ?

La photographie ne sera toujours qu’un subterfuge pour saisir ce qui ne se laisse pas saisir dans une image. L’appareil, à la place de l’œil, permet de retenir le temps. Mais la photographie donne aussi l’illusion de se voir le plus naturellement possible comme les autres nous voient quand on oublie qu’ils sont là devant ou derrière soi. Il arrive un moment où la construction se laisse oublier, comme si poussée à sa perfection, elle disparaissait devant le naturel. Naturel et construction ne sont plus séparables.

Il neige encore. Les mots sont lents à venir. Je ne veux pas réveiller l’enfant qui dort, juste m’en approcher le plus près possible pour suivre sa respiration. Et m’en inspirer.

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